Manu Diabango (Cameroun), saxophoniste. Auteur-compositeur et arrangeur.
C'est l'un des monuments de la chanson camerounaise et de la musique africaine actuelle. Il traverse les années en préservant ses oeuvres et son originalité. Saxophoniste de grand talent,
l'artiste Manu Dibango s'est fait connaître avec l'un de ses plus grands succès en 1972, le tube « Soul Makossa », qui va conquérir le monde entier, de l'Europe à l'Afrique jusqu'en
Amérique. Aux Etats-Unis, surtout. Camerounais d'origine, Manu Dibango est né à Douala, le 12 décembre 1933. C'est vers les années quarante qu'il quitte l'Afrique pour aller étudier en Europe, en
France. Tout d'abord, à Chartres, à Château-Thierry et à Reims. Mais c'est la musique qui le passionne. Il apprend à jouer du piano, influencé par le jazz noir américain. C'est au saxophone que
Manu Dibango s'illustre. Maîtrisant à merveille cet instrument à vent, il se découvre des talents et en devient même une virtuose du saxo. Devenu un musicien à part entière, en faisant son
métier, la musique va lui permettre de voyager. Il connaîtra la vie parisienne, le « Paris by-night », en effectuant plusieurs tournées à travers les plus grandes villes d'Europe. C'est
à Bruxelles qu'il trouve finalement son premier grand public. Il se produit partout en Belgique. De Bruxelles à Anvers, ou dans les autres grandes villes du royaume belge. Il connaît les cabarets
et boîtes de nuit, en bon ambianceur et connaisseur de la vie nocturne. Dans la capitale belge, il fréquente les musiciens Congolais (futurs Zaïrois). A l'occasion de l'accession à l'indépendance
de ce grand pays d'Afrique centrale, nouvellement indépendant, le 30 juin 1960. Et, c'est lui qui accompagnera Joseph Kabasele,(le grand Kallé Jeef) et son célèbre orchestre « African
Jazz ». C'est aussi l'année du grand tube continental, « Indépendance Cha Cha ! », que toute l'Afrique va chanter, ou entonner le jour de l'accession à la libération du pays. Il
quitte même l'Europe un temps, pour aller vivre en Afrique, dans la capitale congolaise, Léopoldville (aujourd'hui, Kinshasa). Il y restera plusieurs années, en continuant sa carrière dans la
musique. Se familiarisant avec la rumba congolaise. Plusieurs groupes ou orchestres de la place vont le solliciter pour les accompagner au studio, pour les enregistrements de leurs disques. En
1963, il quitte le Congo pour réjoindre son pays d'origine, le Cameroun. Un retour difficile, avouera-t-il plus tard. Ce qui l'obligera à regagner la France. Il se fixe à Paris, tout en
fréquentant aussi les milieux artistiques tant africains qu'européens. La vie parisienne lui convient. Il fonde son groupe qui se produira partout à travers la capitale et les autres provinces de
France. Manu Dibango sort des disques. Des albums qui viendront confirmer tout son talent de plus grand saxophoniste africain en France. Il accompagne aussi plusieurs groupes, notamment des
groupes afro-cubains, un style qui lui plaît, tout comme le jazz, sa vraie passion musicale. Sa chanson « Soul Makossa » est appréciée par tous les publics internationaux. Cette chanson
sera même partialement repris par...Michaël Jackson. Ce qui lui vaut le titre de « vedette internationale ». Il connaît encore à ce jour, un succès planétaire. Il a effectué des
tournées aux USA. Il s'est même rendu en Jamaïque, la « mecque » du style reggae, incarné par le pape, le rastafari, Bob Marley. Les artistes-musiciens français, ou autres, sollicitent
de ses services saxophonistes. Il ajoute souvent sa propre touche dans le souffle. En 1992, il enregistre un super album « Wakafrica ». Manu Dibango reste à ce jour le plus connu des
musiciens camerounais.
Fela Anikulapo Kuti (Nigeria), auteur-compositeur, saxophoniste et militant panafricaniste.
Un immense artiste que ce FELA ! Génial saxophoniste nigérian, il s'est fait connaître plutôt par ses chansons très engagées politiquement. Ce qui fait de lui l'artiste le plus menacé par
les différents pouvoirs politiques au Nigeria. Fela Kuti chante et dénonce la corruption, militant pour une « Afrique positive ». Ses démêlées le conduisent parfois en prison, mais
devant les millliers de ses fans en colère, on était obligé de le libérer. Et, lui, le pourfendeur de la « stupidité politique en Afrique ». Il dénonce tous les maux qui rongent le
continent noir : dictature, corruption, cupidité, vol, clientelisme des gouvernants africains, la dette, les multinationales qui saignent l'économie de l'Afrique. Certains de ses détracteurs
mettent en avant ses frasques (drogue, femmes, polygamie, sexe, politique). Ce qui n'a fait que le populariser. Immense vedette tant dans son pays qu'à l'étranger, Fela restera un monument de la
chanson militante africaine. Il est le « rebelle » éternel. Né le 15 octobre 1938, Fela Anikulapo Kuti nous a quitté le 2 août 1997. Cousin de l'écrivain nigerian Wolé Soyinké, Fela
était un amoureux de jazz et un très grand saxophoniste. Laissant derrière lui une oeuvre très intéressante et un message pour l'unité africaine et la prise de conscience de tous les Africains
progressistes. Ses textes restent d'actualité. Père de nombreux enfants, Fela Kuti laisse aussi un fils digne de lui succéder : FELA RANSONE KUTI. Lui-aussi, un grand musicien, saxophoniste, et
« showman » communiquant, comme son père ! Celui-ci pousse l'oeuvre de son père vers l'absolu musicalement, en la modernisant avec sa propre sensibilité ou sa propre touche, bien sûr.
Fela Kuti, le père, reste le roi de l'afro-beat. C'était un anti-conformiste, comme on les aime en Afrique, comme ailleurs.Un artiste dérangeant qui force le destin en y infusant des messages
contre tous ceux qui font obstacles contre la progression de l'Afrique d'hier et d'aujourd'hui.Ce que le public ne doit surtout pas oublier, c'est que Fela fut d'abord un très grand artiste. Un
excellent homme du spectacle. Il savait captiver l'attention de la foule.
King Sunny Adé (Nigeria). Chanteur. Arrangeur. Le roi du « Hi-Life » !
Né le 22 septembre 1946, à Ondo, au Nigeria, King Sunny Adé partage la vedette avec Fela Kuti, (en moins militant politique), depuis des années. C'est lui qui a popularisé ce style de
musique typiquement nigériane, le désormais célèbre « Hi-Life » qu'on danse dans toute l'Afrique anglophone de l'Ouest (de Nigéria au Ghana, en passant pas le Liberia ou la Sierra
Lenoe). D'origine Yoruba, Sonny Adé est resté très attaché à la culture de son pays dont il distille quelques menus sons sur touche musicale. Très connu dans son pays, le Nigeria, il est aussi
reconnu dans le monde entier comme un artiste très important de ce pays. C'est aux Etats-Unis d'abord, qu'il va connaître l'immense succès dans les années 1970-80. Du « hi-life », il en
a fait du « Ju-Ju music », très typiquement Nigeria. Reconnaissable par ses « long-plays » interminable sur les pistes de danse. On dit aussi de lui, le grand « King of
the Ju-Ju Music ! »
Pamelo Munk'a (Congo-Brazzaville), chanteur, auteur-compositeur.
La rumba congolaise englobe les deux Congo, dont les deux capitales, Kinshasa et Brazzaville, sont séparées par le fleuve Congo. Mais des deux rives, en enjambant le Beach, tout le monde
vibrait au même son, chanté en lingala, parlé d'un bout à l'autre. De la RDCongo à l'autre Congo-Brazzaville, les artistes ont pu perpétuer ce rythme, la « rumba congolaise ». Les
musiciens de Brazzaville ont joué un rôle important pour l'évolution de cette musique typiquement congolaise, réconnue aujourd'hui, partout dans le monde. A Brazzaville, des orchestres ont marqué
de leurs empreintes avec des chansons entraînantes, au son de la rumba congolaise. Les chanteurs ou groupes musicaux n'ont jamais manqué pour jouer. Des chansons mythiques traversent encore
aujourd'hui les temps qui passent. Tino Rossi, Clément Massengo, Matingou, Pierre Mountouari « Cosmos », Nino Malapet, Jean-Serge Essous, Saturnin Pandi « Ben », N'Kouka
Célestin Célio, Daniel Loubelo « Luna », Edo Ganga, Léon Bukassa, Franklin Boukaka, Jhimmy, Pamelo Mounk'a. On en oublierait même beaucoup ! De Makélékélé à Maya-Maya, en passant par
Mpila, Moungali, Ouénzé, Bacongo, Poto-Poto, jusqu'au Plateau, voire même à Kinkala ou sur l'île Mbamou, bref partout, le « Tout-Brazza », capitale de l'ambiance congolaise, ne tenait
plus au son de la rumba. Tout le monde en piste ! Comment résister à cette musique d'un Pamelo Mounk'a, par exemple. Des musiciens ont aussi laissé leur lettre de noblesse, sur le plan musical.
Comme Franklin Boukaka. Mais le groupe inoubliable restera « Les Bantous de la Capitale », cet orchestre congolais qui a vu le jour, le 15 août 1959, à Brazzaville, au bar « Chez
Faignonnd », à l'initiative de fabuleux J.S.Essous. Plusieurs musiciens s'y sont évolués ou produits. Les vieux sont toujours là. Certains rescapés du groupe. Mais les jeunes tiennent à son
existence. Jadis, on notait des très bons qui s'y distinguaient. Parmi eux, Pamelo Mounk'a (alias Bemba Pamelo). Avec sa voix de charmeur. Il a su donner un plus sur le chant de ce groupe avant
de voler de ses propres aîles. Qui ne se rappelle pas des 'tubes' comme « L'argent appelle l'argent » , « Ce n'est que ma secrétaire », « Massuwa », « Congo na
biso », Mama na ngaï », et tant d'autres ! Des chansons inoubliables. Pamelo Munk'a est né à Brazzaville le 10 février 1945. Passionné de musique, il compose ses premières chansons à
neuf ans. Entre 1964 et 1965, évolue au sein d'un grand Orchestre « Les Bantous de la Capitale ». Ensuite, après un passage chez le merveilleux chanteur Tabou Ley 'Rochereau' et son
orchestre « Africa Fiesta », il réintègre à nouveau « Les Bantous », avant de tenter en 1973, une expérience avec le trio « CEPAKOS » (CElestin Nkounka, PAmelo
Munk'a et KOSmos Mountuari). Ensuite, il va voler seul avec sa propre formation et y produira plusieurs albums de chansons, plus belles les unes les autres. Il nous a quitté le 16 janvier 1996,
des suites de la maladie de diabète. Il reste un « monument » de la musique congolaise et africaine.
Luambo Makiadi « Franco » (RDCongo, ex-Zaïre). Guitariste, chanteur, auteur-compositeur.
Il reste le mythique auteur du plus grand tube de la chanson congolaise « Mario ». On le surnomait aussi « sorcier », « Grand Maître ». Le grand
guitariste-compositeur et interprète, Luambo Makiadi, dit « Franco » fut un génial musicien qui a révolutionné la « rumba congolaise ». Ses chansons ont fait le tour de
Kinshasa, la capitale de la RDC, avant de conquérir le monde. La rumba congolaise est l'une des belles musique de l'Afrique centrale, dont les Congolais restent inégalable. Sa propre vie est une
véritable histoire de roman amoureux. A découvrir. Il a hérité et transformé une grande formation musicale, le Tout-Puissant Orchestre O.K.Jazz, en une véritable entreprise. Au fil des années,
l'artiste « Franco » s'est revélé aussi un très bon chanteur. Et pour ceux qui comprennernt le lingala, il fut le plus grand auteur-compositeur de tout le temps. Ses chansons sont des
véritables morceaux de vie dans laquelle Franco dépeint certains travers, certaines vérités de cette société kinoise. Son thème de prédilection : la vie de couple et les femmes. Il dit
excellement bien les rapports humains, homme/femme, mieux que n'importe quel livre de sociologie savante. Il nous a quitté en 1989, en laissant derrière lui une oeuvre musicale que les sociolgues
et autres conseillers matrimoniaux feraient mieux de s'y pencher que de raconter parfois n'importe quoi !
Dominic Kakolobango (Zambie). Guitariste. Chanteur-Interprète.
Il est en tout cas relativement jeune mais il est à considérer comme un très grand et bon musicien de la Zambie. Dominic Kakolobango est né en 1964, mais nourri depuis sa plus tendre
enfance par les influences musicales africaines et d'autres encore venues d'autres horizons. Au Sud de la RDC, il y a la province de Katanga (ex-Shaba). On parle swahili. Une langue très bien
comprise en Zambie au sud, en Afrique australe. Les influences musicales de cette région pénètrent culturellement aussi la Zambie, pays-voisin du Congo-Démocratique et l'Angola. En grandissant,
Kakolobango s'imprègne des rythmes « Kalindula », du folk-blues et du reggae. Tout cela va lui offrir un tel bagage pour nourrir la musique zambienne. S'il est vrai que jusqu'ici, dans
cette région de la Zambie et du Katanga, on ne connaissait que ce « kalindula », qui a bien entendu influencé le style « Jekokat » que raffolent les jeunes, Kakolobango a bien
entedu utilisé aussi la guitare traditionnelle qui fait le rythme « braka », ou « jekokat », avec cette petite guitare, plutôt un « banjo », lui va tout mélanger
pour donner quelque chose de nouveau. Dans ce sens, on peut dire que le talentueux Kakolobango est un novateur sur ce plan.
BONGA (Angola) Instrumentiste polyvalent, Chanteur-compositeur et interprète.
Né à Luanda en 1942, Bonga reste un des grands musiciens angolais le plus connu à l'étranger. Il a vécu en exil en Europe et a profité pour populatiser sa musique angolaise. La chanson angolaise
lui doit beaucoup durant des années qui ont secoué le pays. Avec sa belle voix suave, notre Bonga nationale chante les ballades qui ont bercé les jeunes angolais. Il a donné à cette musique
angolaise ses très belles lettres de noblesse. C'est lui le véritable ambassadeur de la chanson angolaise de la ville de Luanda, et le folklore angolais dans son ensemble. Maître de
« semba », ce rythme angolais qui revient aujourd'hui encore à la mode à Luanda, Bonga a su valablement le défendre face aux influences qui voulaient le dénaturer. Son album
« Angola 72 » reste l'une des valeurs culturelles de la musique du pays. Son style est d'ouverture mais il préfère sauvegarder encore l'authenticité de la musique traditionnelle
angolaise. Aujourd'hui, outre le « kuduro », il faut revaloriser aussi le « kizomba ». Et pourquoi pas le « merengue » et « le merengue rebita » ! Bonga,
avec des artistes et groupes comme, Rui Mingas, « Os Jovens de Prenda », Elias Diakimwezo, Socorro, « Os Merengues », Minguito, Teta Lando, David Zé, Carlos Burity, Paolo
Flores, Eduardo Paim, Semedo, Patricia Faria, Nanny, Celma Ribas, Perola, Don Kikas, Yannick, etc. Tous, contribuent à faire de la musique un patrimoine culturel pour le futur musical de la
jeunesse angolaise.
Hugh Masekela (Afrique du Sud). Trompettiste-saxophoniste.
Né à Johannesbourg le 4 avril 1939, Hugh Masekela est un illustre artiste très connu depuis les années 70 et 80. C'est un virtuose de la trompette et du saxophone qui ont fait le bonheur du
jazz-mbaquanga sud-africain. C'est après son exil aux Etats-Unis, en 1961, fuyant le régime d'apartheid au pouvoir dans son pays, qu'il se familiarise avec le jazz outre-atlantique. Plusieurs
années plus tard, il décide de rentrer en Afrique. Pas dans son pays d'origine, mais...au Botswana, pays frontalier de l'Afrique du Sud, là où il va vivre et fonder un studio d'enregistrement de
musique « mbaquanga ». Jouant toujours de la musique, il côtoie d'autres musiciens sud-africains de l'extérieur, comme Myriam Makéba, Lady Black Mabanzo, Ray Phiri, ainsi que
l'orchestre Kalahari. Et bien entendu, tant d'autres encore. Son premier album, « Bring Him Bank Home », est un succès, qui va suivre d'autres plus riches musicalement les uns les
autres. On le retrouve dans un album CD « Graceland », en compagnie d'autres grandes artistes-musiciens de rénoms. Il continue à se produire, donnant des concerts ici et là. Son succès
s'aggrandissant. En 2004, il publie un livre autobiographique, « GRAZIN' IN THE GRASS : The musical Journey of ugh Masekela », dans lequel on apprend beaucoup sur son engagement
militant anti-apartheid. Il y raconte sa vie, sa carrière, son combat politique en tant que musicien privé de son pays. Myriam Makéba avait d'ailleurs chanté excellement une de ses compositions
« Soweto Blues ». Dans cette chanson, Masekela évoque les massacres des enfants de Soweto massacrés en 1976, par la police blanche sud-africaine. Après le régime détestable raciste, le
pays a retrouvé sa souveraineté et est devenu une nation « arc-en-ciel », selon Nelson Mandela. Hugh Masesekela continue enfin sa riche carrière dans son pays.
Lucky Dube, talentueux reggaeman sud-africain. Chanteur.
Le 18 octobre 2007, à Rosettenville, des rafales de balles transpercent le corps de ce regretté artiste sud-africain. Il meurt sur le champ. Le corps inanimé de Lucky Dube est retrouvé mais
il était déjà mort. Ces balles ont mis fin à la carrière prometteuse de ce jeune garçon très talentueux et prometteur, pour cette musique reggae en Afrique du Sud. Heureusement, il nous a laissé
des albums et quelques images de ses concerts en tournées mondiales. Lucky Dube s'est produit sur les scènes en Afrique du Sud, dans les Festivals en Europe, aux Etats-Unis et dans la Caraïbe. Il
était très apprécié comme le témoignent ses nombreux concerts. Lucky Dubé est né à Ermelo, Mpumalanga, (en Afrique du Sud), le 3 août 1964. Il était connu pour ses belles mélodies, sa voix et son
style de musique reggae dont il avait réellement le talent. Bien qu'il soit considéré comme un chanteur engagé, l'homme surprenait par sa façon de vivre. Il se différenciait de l'image de
l'artiste reggae qu'il affichait : des longs cheveux tressés « dreadlocks », en véritable rasta alors même qu'il ne fumait pas le « ganja », ne buvait pas de l'alcool, il
n'était même pas un adepte des drogues ou autres substances hallucillogènes ! C'est étonnant et rare. Lui, son truc, c'était la parole de la Bible. Il parlait et croyait en Dieu. Il avait la foi
chrétienne. C'était un apôtre de la non-violence. Dans ses chansons, il parlait d'amour. Des femmes qu'il aimait. Des enfants. De la vie paisible. Il avait une conviction religieuse surprenate.
Sur le plan musical, il aimait beaucoup Bob Marley, l'îdole jamaïcaine, le pape du reggae. Il chantait l'amour, son idéal, qu'il clamait haut et fort, pour que les Noirs et les Blancs vivent pour
toujours en paix, non seulement dans son pays, l'Afrique du Sud, mais aussi partout dans le monde.